Travailler dur surpasse le talent quand le talent ne suffit pas à transformer son rêve en réalité.
- Votre serviteur, entrepreneur depuis 1981.
Voilà un billet que je voulais écrire depuis des mois !
Manque de temps, actualité chargée … bref il est resté à l’état de projet jusqu'à ce matin.
Depuis qu'avec la FEVAD nous avons publié notre étude sur le profil de l’e-commerçant, démontrant que oui, n’en déplaise à certains, le e-commerce pour les TPE-PME est un domaine en pleine croissance, je lis de nombreux articles qui mettent en garde contre la soi-disant facilité, le nombre d’échecs, etc, etc.Mettons les choses au clair : entreprendre n’est pas facile et, moi-même en tant qu’entrepreneur ce n’est pas la facilité que je recherche. J’entreprends depuis l’âge de 20 ans. J’en ai aujourd'hui ... 48 et jamais, absolument jamais, il ne m’est venu à l’idée d'entreprendre parce que c’était facile !
Pour moi, entreprendre est un moyen, n'est qu'un moyen parmi d’autres, de s’épanouir et d’accéder à une forme de liberté.
Cette liberté, peut se traduire par le plaisir de décider de son destin, de constituer et de travailler avec et pour une équipe avec laquelle je partage les mêmes valeurs, d’apprendre des autres, de créer quelque chose d’unique, d’accéder éventuellement à plus d’aisance financière, etc.
Mon sentiment est que nombre de nos clients se reconnaissent dans ces aspirations, qu’ils se lancent dans l’e-commerce en « pure-player » ou qu’ils développent une activité de e-commerce parallèlement à une activité de commerce dite classique.Ma première conclusion est donc oui, entreprendre c'est difficile ! Entreprendre, c'est beaucoup de concessions, beaucoup de travail, de sacrifices, de prises de risques, d’échecs, de réussites, de déceptions et de joies.
Quand j’entends un commentaire souvent réprobateur du genre « oui, mais il ne se paye pas encore bien », « oui, mais il travaille tard le soir ou y passe ses week-ends », je me dis que ceux qui sont désarmés devant ce type de commentaires ne devraient pas entreprendre.
Il est normal pour un entrepreneur, qu’il lance une affaire de plomberie, une échoppe de livraison de pizza ou un site marchand, de devoir travailler dur et de faire des sacrifices pour vivre (de) son rêve.
Ceci étant posé, est-ce si difficile de lancer un business à partir de rien, « from scratch » ?
Dans la plupart des marchés, il n’est pas difficile d’acquérir le vernis de base nécessaire pour se constituer un revenu complémentaire de 5.000 ou 10.000€/an. Il y a tellement d’espaces laissés libres par ceux qui sont déjà bien installés que tant que l’on se contente de très petits revenus, il y a la place. Mais est-ce là but de l’e-commerçant de vivoter ? En général, pas du tout!
Étonnamment, si vous évoluez dans un marché assez vaste, avec de nombreux clients et de nombreux compétiteurs et que vous êtes arrivé à faire plus de 100.000€/an, vous serez sans doute surpris d’apprendre qu’il est fréquent ensuite de passer la barre du million d'euros.
Bien entendu, cela ne se fait pas sans sueur, sans risques, sans soucis, mais cela arrive à de nombreux entrepreneurs. Notez pour l'anecdote que passer de 1 à 10M€ est une toute autre histoire :-).
La VRAIE difficulté, c’est le désert entre 10.000€ et 100.000€/an.
La VRAIE difficulté, c’est d'atteindre puis dépasser cette barrière des 100.000€ annuels !
Et mobiliser son énergie à franchir ce fossé peut littéralement être EPUISANT !
Ah ah, vont se réjouir mes détracteurs, il admet que c’est difficile.
Oui, c’est difficile, mais certainement pas à cause des éléments avancés par certains de façon erronée.
C'est difficile mais pas parce qu’il faudrait être ingénieur informaticien pour réussir dans le e-commerce ! C'est difficile mais pas parce qu’un service en ligne comme Oxatis serait un frein pour passer cette barrière. Bien au contraire, c’est un accélérateur car la complexité n’est pas là où ces "experts" du web - qui sont rarement des entrepreneurs, Ces conseilleurs ne sont pas les payeurs ! - aimeraient qu’elle soit !
Depuis que je m'investis dans le e-commerce - 1996 ! Ce qui fait de moi une espèce de dinosaure non éteinte - près de 30.000 clients, nous devrions fêter ce chiffre en Mai, auront créé un site via une des deux plateformes que j’ai créées : ebz.com aux USA et oxatis.com en Europe.
Depuis plus de 10 ans, à travers tous ces clients, le programme « Soho scolarship » aux USA qui était l’ancêtre de l’e-Commerce Academy que nous conduisons en France, j’ai étudié, discuté, conseillé, disséqué les échecs, les stagnations et les réussites de nos clients.
Voila ce que j’ai systématiquement trouvé de commun chez ceux qui ont passé cette barrière des 100.000€ !











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